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Comment acheter des actions : guide pas à pas pour débuter en bourse, choisir un courtier et limiter les frais

Comment acheter des actions : guide pas à pas pour débuter en bourse, choisir un courtier et limiter les frais

Comment acheter des actions : guide pas à pas pour débuter en bourse, choisir un courtier et limiter les frais

Si vous lisez ces lignes, c’est que l’idée d’acheter des actions vous titille. Peut-être marre du Livret A à 3 %, peut-être envie de « faire travailler votre argent » (et pas seulement vous). Bonne nouvelle : investir en Bourse n’est ni réservé aux ingénieurs en mathématiques, ni aux traders sous caféine. En revanche, se lancer sans méthode, c’est le meilleur moyen de transformer votre capital en souvenir.

On va donc voir ensemble, étape par étape, comment acheter des actions, choisir un bon courtier et éviter de se faire grignoter par les frais.

Pourquoi s’intéresser aux actions (et pas seulement aux livrets) ?

Sur le long terme, les actions restent l’un des rares placements à offrir un rendement réel (au-dessus de l’inflation) intéressant. Historiquement, les marchés actions développés tournent autour de 6 à 8 % par an en moyenne, dividendes réinvestis. Évidemment, c’est une moyenne : certaines années, c’est +25 %, d’autres, c’est -30 %. Oui, ça pique. Mais sur 15–20 ans, la tendance reste largement positive.

À l’inverse, les livrets et fonds euros rassurent, mais ils ont un ennemi mortel : l’inflation. Si vous gagnez 3 % par an quand les prix augmentent de 4 %, vous perdez du pouvoir d’achat en silence. Les actions, elles, représentent des parts d’entreprises capables d’augmenter leurs prix, leurs marges… et donc leurs bénéfices. C’est ce qui fait toute la différence sur la durée.

La clé, donc : accepter la volatilité à court terme pour espérer un rendement supérieur à long terme. Pas besoin de passer vos journées à suivre les cours. Mais il va falloir structurer un peu les choses.

Avant d’acheter : comprendre ce qu’est une action

Une action n’est pas un ticket de loterie, c’est une part de propriété d’une entreprise. En achetant une action, vous devenez copropriétaire de la société, avec deux sources potentielles de gain :

À l’inverse, rien n’est garanti. L’entreprise peut stagner, réduire son dividende, voire faire faillite. C’est pour ça qu’on ne met pas tout sur une seule action, aussi « sûre » qu’elle puisse paraître sur le moment.

Pour les débutants, il est souvent plus intelligent de commencer par des ETF (fonds indiciels) qui répliquent un indice (CAC 40, MSCI World, S&P 500…) plutôt que de choisir soi-même des actions individuellement. Mais les mécaniques d’achat sont les mêmes, que vous achetiez une action TotalEnergies ou un ETF MSCI World.

Choisir la bonne enveloppe : PEA, compte-titres, assurance-vie

Avant de choisir un courtier, vous devez choisir vous allez loger vos actions. En France, trois grandes enveloppes reviennent sans cesse :

Le PEA : le chouchou fiscal pour les actions

Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) est souvent la meilleure porte d’entrée pour investir en actions européennes et certains ETF.

Ses avantages :

Ses limites :

Pour un investisseur débutant qui vise le long terme : dans 80 % des cas, on démarre par un PEA.

Le compte-titres ordinaire (CTO)

Le compte-titres est l’enveloppe tout-terrain. Vous pouvez y acheter :

La contrepartie : la fiscalité est moins avantageuse. En sortie, par défaut, vous êtes taxé à la flat tax de 30 % (12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux) sur les plus-values et dividendes, sauf option pour le barème progressif (utile dans certains cas).

Le CTO est très utile en complément du PEA, notamment si vous souhaitez :

L’assurance-vie en unités de compte

L’assurance-vie n’est pas seulement un produit de « vieux rentiers ». Bien utilisée, c’est une enveloppe fiscale très intéressante, notamment :

Inconvénient : vous ne détenez pas les actions en direct, mais via des fonds. Les frais sont généralement plus élevés (frais de gestion du contrat, parfois frais d’entrée sur les unités de compte), même s’il existe désormais des contrats en ligne très compétitifs.

En pratique : pour acheter des actions en direct et apprendre, PEA + CTO sont les outils de base. L’assurance-vie joue un autre rôle dans une stratégie patrimoniale globale.

Choisir son courtier : les critères qui comptent vraiment

Maintenant que vous savez dans quelle enveloppe investir, reste à choisir le courtier. C’est lui qui vous fournira la plateforme pour passer vos ordres en Bourse.

Les frais : le nerf de la guerre

Chaque intermédiaire se rémunère. Votre objectif : minimiser les frais sans sacrifier la qualité du service.

Les principaux frais à surveiller :

Un exemple concret : si vous investissez 200 € par mois et que vous payez 5 € de frais de courtage à chaque ordre, 2,5 % de votre investissement partent en fumée dès le départ. Au bout de 10 ans, l’impact est énorme.

Privilégiez donc des courtiers :

Ergonomie et simplicité

Si l’interface vous donne l’impression de piloter une navette spatiale, vous n’y reviendrez pas. Pour débuter, cherchez :

Anecdote : j’ai vu plus d’un investisseur débutant renoncer pendant des mois à investir parce que « je ne comprends rien à ce tableau ». Un bon courtier ne doit pas vous décourager avant même le premier clic.

Solidité et réglementation

On parle de votre argent. Vérifiez que le courtier est :

Les néo-courtiers très low cost peuvent être intéressants, mais posez toujours la question : où sont détenus mes titres, et sous quelle juridiction ?

Les types d’ordres : ne pas acheter « au hasard »

Passer un ordre en Bourse, ce n’est pas seulement cliquer sur « acheter ». Vous devez choisir le type d’ordre.

Pour un débutant, l’ordre à cours limité est souvent le meilleur réflexe : il évite les mauvaises surprises sur des titres peu liquides ou en période de forte volatilité.

Étapes pas à pas : votre premier achat d’actions

Passons au concret. Voici comment se déroule, en pratique, votre premier achat d’actions ou d’ETF :

Vous venez d’acheter vos premières actions. Non, vous n’êtes pas devenu trader pour autant. Et c’est très bien comme ça.

Commencer intelligemment : diversification et régularité

La plus grosse erreur des débutants ? Chercher « la » bonne action, la pépite qui va faire +200 % en deux ans. Mauvaise nouvelle : même les professionnels se trompent souvent. En revanche, une chose fonctionne très bien pour un particulier :

Un exemple simple : 300 € par mois sur un ETF World dans un PEA, pendant 15–20 ans, avec des frais contenus. Ce n’est ni sexy, ni « glamour financier ». Mais c’est incroyablement efficace.

Un point souvent sous-estimé : la patience. Si vous regardez votre portefeuille toutes les 3 minutes, vous allez finir par faire l’inverse de ce qu’il faut (acheter cher, vendre bas). Organisez-vous pour voir moins vos variations à court terme, et plus vos objectifs à long terme.

Limiter les frais : les bons réflexes

Les frais sont l’ennemi silencieux de tout investisseur. Perdre 1 % de rendement par an pendant 20 ans, c’est sacrifier une belle part de votre capital final.

Quelques réflexes simples :

Je vois régulièrement des portefeuilles où la performance brute était correcte… mais laminée par des frais de courtage, des frais de garde, des surcouches de gestion. La finance adore empiler les étages. À vous de refuser l’ascenseur panoramique plein de surtaxes.

Les erreurs classiques à éviter quand on débute

Pour finir, quelques pièges récurrents que j’ai vus des dizaines de fois en cabinet :

La Bourse est un outil puissant pour qui la traite comme un marathon, pas comme un sprint. Votre mission, si vous l’acceptez :

Le reste, c’est du bruit. Et le bruit, sur les marchés comme ailleurs, ça finit toujours par coûter cher.

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