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Les frais d’entrée et de sortie des placements : qui gagne le plus avec mon argent ? analyse des commissions, des intermédiaires et des solutions pour les réduire

Les frais d'entrée et de sortie des placements : qui gagne le plus avec mon argent ? analyse des commissions, des intermédiaires et des solutions pour les réduire

Les frais d'entrée et de sortie des placements : qui gagne le plus avec mon argent ? analyse des commissions, des intermédiaires et des solutions pour les réduire

Si vous avez déjà signé un contrat d’assurance-vie ou souscrit des parts de SCPI en agence, vous avez sans doute eu cette petite phrase : « Ne vous inquiétez pas pour les frais, c’est dans la durée que votre placement prend tout son sens. » En général, c’est justement au moment où il faudrait commencer à s’en inquiéter.

Frais d’entrée, frais de sortie, commissions de mouvement, droits de garde, frais de surperformance… À la fin, une seule question compte vraiment : qui gagne le plus avec votre argent ? Vous, ou l’intermédiaire qui vous le fait placer ?

On va décortiquer tout ça, calmement, avec des exemples concrets, et surtout des pistes pour reprendre la main sur ces « petits pourcentages » qui font de très grosses différences sur 10, 15 ou 20 ans.

Pourquoi les frais sont le nerf de la guerre

Un placement, c’est une équation simple :

Performance brute – Frais = Performance nette (celle qui compte pour vous)

La plupart des supports de placement communiquent sur la performance brute. Les frais, eux, se cachent dans la documentation, les annexes, les conditions générales, voire dans ce fameux « nous percevons éventuellement des rétrocommissions » noyé dans un paragraphe en taille 8.

Le problème, c’est que :

Autrement dit : les frais agissent comme un impôt privé, permanent et souvent invisible. Sauf que cet impôt ne finance ni les routes ni les hôpitaux, mais le chiffre d’affaires de quelques intermédiaires bien placés.

Panorama des principaux frais d’entrée et de sortie selon les placements

Passons en revue les grands classiques. Si vous vous reconnaissez, ce n’est pas un bug.

Les fonds et OPCVM via banque ou assurance-vie

Sur les fonds (OPCVM, SICAV, FCP) distribués par les banques traditionnelles ou dans les contrats d’assurance-vie “grand public”, on retrouve souvent :

Sur le papier, “ce n’est que 2 % par an”. En pratique, si le marché fait 6 % et que vous touchez 4 %, la banque est ravie, vous un peu moins.

Assurance-vie

L’assurance-vie est un produit fiscalement intéressant, mais extrêmement rentable… pour ceux qui la distribuent mal.

Face à ça, on a vu apparaître les contrats d’assurance-vie en ligne, avec :

La différence n’est pas cosmétique : à horizon 15 ou 20 ans, vous pouvez facilement gagner plusieurs dizaines de milliers d’euros juste en choisissant un contrat moins chargé.

SCPI : les reines des frais d’entrée

Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) sont un exemple parfait pour comprendre qui gagne quoi.

Quand vous investissez 10 000 € dans une SCPI avec 10 % de frais d’entrée, seuls 9 000 € partent réellement dans la “machine immobilière”. Il faut donc du temps pour rattraper ce décrochage initial.

Est-ce que les SCPI sont à éviter ? Pas forcément. Mais il faut savoir que :

Immobilier physique et frais “invisibles”

Quand on parle de frais, on pense rarement à l’immobilier en direct. Pourtant :

Ici, tout le monde est servi à l’entrée : État, notaire, agence. Vous, vous commencez à “rentrer dans vos frais” au bout de quelques années de détention. D’où l’intérêt d’avoir une vraie stratégie de durée minimale avant d’acheter et de revendre.

PER, produits retraite, contrats structurés… et la couche de frais en plus

Les produits plus “techniques” type PER, contrats structurés, produits à formule, adorent les couches de frais :

Ajoutez à ça la complexité de la formule de rendement, et il devient très difficile de savoir qui gagne quoi et quand. En général, quand le produit est incompréhensible, ce n’est pas pour vous protéger.

Qui gagne le plus avec votre argent ? La chaîne des intermédiaires

Derrière chaque frais facturé, il y a quelqu’un qui se rémunère. Ce quelqu’un, ce n’est pas (uniquement) le gérant du fonds ou la société de gestion.

La chaîne typique ressemble à ceci :

Résultat : plus le produit est chargé en frais, plus il est “intéressant” à distribuer. On vous recommande rarement le fonds le moins cher, mais le fonds qui rémunère le mieux l’intermédiaire. Ce n’est pas toujours caricatural, mais la tentation est forte.

Petit exemple vécu : lors d’un échange avec un conseiller en agence bancaire, je lui demande pourquoi il ne propose pas d’ETF à faible coût dans l’assurance-vie maison. Réponse honnête : « Parce que sur ces supports-là, on ne gagne quasiment rien. » Au moins, les choses étaient claires.

L’impact réel des frais sur la performance : quelques chiffres qui piquent

Reprenons un exemple simple.

Vous investissez 50 000 € sur 20 ans, avec une performance brute de 5 % par an (avant frais). Comparons deux scénarios :

Scénario A :

Scénario B :

Différence : environ 34 000 €. Pour la même performance de marché au départ, mais pas les mêmes frais. Ce n’est pas “un petit détail technique”, c’est une partie majeure de votre rendement qui part subventionner un modèle de distribution.

Comment réduire, contourner ou négocier ces frais ?

La bonne nouvelle, c’est que vous n’êtes pas condamné à subir. Il existe plusieurs leviers très concrets.

Refuser les frais sur versement quand c’est possible

Sur l’assurance-vie, le PER, certains contrats de capitalisation :

Première règle : tout contrat avec frais de versement doit être mis en concurrence. Si la personne en face ne veut pas les baisser, il y a de fortes chances que ce soit plus intéressant pour elle que pour vous.

Privilégier les supports à faibles frais : ETF, indices, parts “clean”

Sur la poche financière de votre patrimoine :

On ne gagne pas toujours à être plus malin que le marché, mais on gagne presque toujours à être moins taxé par les frais.

Choisir ses intermédiaires avec soin

Entre un conseiller captif en banque, un CGP rémunéré à la commission, un CGP indépendant facturant des honoraires, et une plateforme en ligne, les incitations ne sont pas les mêmes.

L’idéal est souvent un mix : utiliser des enveloppes et supports à faibles frais, tout en vous faisant accompagner ponctuellement par un professionnel qui facture clairement ses honoraires, plutôt que cachés dans des commissions.

Adapter la durée de détention aux frais d’entrée

Certains frais élevés peuvent se justifier… si la durée d’investissement suit. Par exemple :

La vraie question à se poser : « Avec ces frais d’entrée, combien de temps faut-il pour que l’opération devienne rentable… et suis-je prêt à m’engager sur cette durée ? »

Éviter les produits inutilement complexes

Contrats structurés, produits à formule, montages “innovants” avec frais en cascade… Très souvent :

Une règle simple : si vous ne pouvez pas expliquer clairement à un proche comment le produit gagne de l’argent, qui paie quoi et quels sont les frais à chaque étape… passez votre tour.

Faut-il bannir tous les frais ?

Non. Les frais ne sont pas le mal absolu. Un bon gérant, un bon conseiller, une vraie analyse de marché, une sélection immobilière rigoureuse… tout ça se paye. Et c’est normal.

Le problème n’est pas l’existence des frais, mais :

Accepter de payer 1 % par an sur un portefeuille réellement suivi, optimisé, adapté à votre situation patrimoniale, pourquoi pas. Payer 3 ou 4 % par an tout compris pour un produit standardisé vendu à la chaîne, c’est une autre histoire.

Votre objectif doit être simple : payer des frais alignés sur la valeur que vous recevez, et non sur le confort commercial d’un réseau de distribution.

En résumé : reprendre la main sur vos frais… donc sur votre rendement

À chaque fois que vous signez un contrat ou souscrivez un placement, posez-vous quelques questions très directes :

Votre argent travaille dur. Autant qu’il travaille d’abord pour vous, et pas principalement pour la chaîne d’intermédiaires qui gravitent autour. Les frais ne sont pas un détail administratif : ce sont eux qui tranchent, au final, la vraie réponse à la question : « Qui gagne vraiment le plus avec mon argent ? »

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